Après quelques déboires, Half-Life 2 a enfin rejoint le chemin des bacs. L’équipe de Valve a pris son temps pour développer cette suite et nous sort un moteur digne de ce nom : le Source engine. Avec des concurrents comme Far Cry et Doom 3, la barre est quand même placée très haut.
Six ans déjà
Comme le temps passe. Six ans déjà que le périple de Gordon Freeman s’est achevé en apothéose en plein monde alien et consécutivement à des expérimentations qui n’auraient jamais dû tourner au vinaigre. Mais que voulez-vous, la (demi) vie est ainsi faite, et notre scientifique de choc n’est pas au bout de ses peines alors qu’il arrive dans Cité 17, une mégapole administrée par ce cher docteur Breens. Vous vous rappelez du lascar ? Mais que faites-vous ici ? Et quel service de sécurité ! Quels décors ! En 1600x1200 détails à fond, ça décoiffe.
Purement et simplement. La machine pour faire tourner le bébé aussi d’ailleurs. Les joueurs plus modestes s’en sortiront en 1024x768 en détails moyens. Mais ne vous faites pas d’idée. Half-Life 2 se destine aux machines les plus récentes pour profiter pleinement de cette nouvelle expérience de jeu.
Half-Life 2 is back, physically !
A l’image de son aîné, ce deuxième opus laisse la part belle au jeu solo, proposant un scénario à la hauteur et un gameplay réussi. Le comportement des forces d’intervention de Half-Life vous avait séduit ? Alors, attendez-vous au pire... enfin au meilleur du pire ! Disons plutôt que les comportements de groupe, que ce soit au niveau des aliens ou des humains contrôlés par l’ordinateur proposent un challenge palpitant. Si l’on retrouve des parasites bien connus du premier volet (maman, pas les facehuggers !!!), tout un panel d’ennemis inédits vous oblige à adopter des techniques de combat variées. L’armement a également évolué en conséquence. Le lance-roquettes, le pied de biche, ou encore le fusil à pompe – au tir secondaire toujours aussi redoutable – répondent présent. En outre, la franchise ne déroge pas à la règle côté joujoux exotiques, avec en tête de rang parmi les petits nouveaux le "gravity gun" ou comment faire d’un Quake-like classique un jeu de démolition !
½ vie x 2 = 1
On pourra reprocher au scénario de mettre un peu de temps à nous immerger dans l’univers de Half-Life, mais comme les vieux diesels, dès que c’est parti... On découvre la richesse du moteur et d’un point de vue gestion des physiques : c’est sans appel ! Les interactions avec l’environnement, la façon dont sont prises en charge les masses des différents éléments 3D, en terme de résistance, de densité, ouvrent de nouveaux axes de développement dans le genre. Certes, le jeu n’est pas parfait. Mais, lorsqu’on prend le temps d’expérimenter plutôt que de traverser la quinzaine de niveaux solo à toute vitesse, on reste scotché ! Mais comme dans tout tableau de louanges vient le temps des griefs.
Valve a gardé le même système de chargement des sections de niveau, qui s’avère immensément long pour peu qu’on ne dispose pas d’une machine dernier cri. Trente secondes de chargement pour deux minutes de temps de jeu, lors des phases de pilotages par exemple, ça fait désordre. Une autre pilule à avaler : Steam.
Steam, une vraie usine à gaz
Le service d’enregistrement et de gestion en ligne des titres Valve s’intronise tour de contrôle des développeurs. A savoir que vous avez obligation de vous connecter à Internet pour valider votre version de Half-Life 2, et ce même pour jouer tranquillement off-line. On se consolera avec Counter-Strike Source, fourni gratuitement avec le jeu, et qui, s’il n’est pas l’évolution du mod que l’on est en droit d’attendre, propose l’architecture des anciennes cartes dans le nouveau moteur de jeu. Un aperçu de ce que pourra donner le multijoueur de Counter-Strike 2. Cette deuxième moitié de vie est bien née, et elle s’installe directement à la première place du classement. Et je pèse mes mots.
Source : Micromania.fr


