La première est que, soyons réaliste, Billou n'est pas seul. Il est très bien entouré. N'oublions pas par exemple que le papa (le 2ème du nom) est avocat. Je crois avoir lu quelque part qu'il avait été rédacteur des premiers contrats Microsoft.
La deuxième est qu'il n'a pas vu venir l'internet et son développement époustouflant. S'il était vraiment génial, il l'aurait appréhendé.
C'est sûrement une tête, tout le monde n'a pas son cursus. Mais c'est surtout une icone ; ACBM le rapporte à titre anecdotique : Trop jeune pour boire de l'alcool et déjà millionaire ou peu s'en faut. Une parcelle du rêve américain (violons et trémolo...)
Ce que je lis de Microsoft depuis que je grenouille dans l'info (1992) relève de la politique d'expansion commerciale et marketing habituelle. Cela n'a rien de génial, c'est affreusement banal sur le plan du business.
Vivendi a fait de même.
Microsoft a simplement fait le pari d'une interface graphique pour PC à une époque où personne n'en ressentait le besoin, du groupe de travail effectif à une époque où cela relevait de la SF.
Comme pour BeOS, personne ou presque n'a voulu concevoir des softs pour cette nouvelle bête curieuse. Pour vendre et imposer ce produit pivot, Microsoft a dû éditer des softs maisons qui y recouraient.
L'achat de la concurrence ? C'est une pratique commerciale courante ; l'axiome dit que si tu ne peux pas être le meilleur, il faut l'acheter. Cette pratique a été très précoce chez Microsoft. Si je me rappelle bien, Word, à l'origine, n'était pas un produit Microsoft.
Ce qui pose problème, aujourd'hui, est le succès de Microsoft. Quand B. Gates vient en France, il est reçu par le Président de la République (avant de se faire entarter
Quand L. Thorvald vient voir la tour Eiffel, est-ce qu'il a droit à l'apparat des gardes républicains ? Pourtant, des deux, l'on peut se demander qui sera le plus important dans vingt ans.
L'implantation de Microsoft dans nos ordinateurs permet à cette compagnie d'avoir une réserve de cashflow monumentale, ce qui lui permet d'attaquer directement des gouvernements par le biais de campagnes FUD et de croire pouvoir dicter sa loi.
Non, ce n'est pas un génie, en forçant un peu le trait je dirai que B. Gates est un WASP qui techniquement a réduit le monde en esclavage en lui demandant, qui plus est, d'en être reconnaissant.



